Trucs d’Anette pour éviter la compagnie de 10 déprimés

Posté par lestrucsdanette le 3 juin 2015

  Il est certain que les psy sont là pour nous aider: Ils peuvent nous écouter si nous ne pouvons pas le faire nous-même. Ils peuvent nous donner des médicaments si nous voulons être dépendants, Il peuvent nous offrir une consultation gratuite si nous aimons avoir l’air de consommer sans rien payer. Ou bien un but pour nos rendez-vous, si nous n’en avons pas trouvé d’autre. Mais si nous ne nous supportons plus nous-même, comment pourrions-nous prendre plaisir a nous caler pendant des heures avec dix personnes de notre sorte? 

     Avant de se précipiter chez le psy et de prendre des antidépresseurs: le stress peut le plus souvent se gérer sans aide. Lorsqu’on est stressé, prendre le temps de respirer correctement et profondément en gonflant le ventre pour y insuffler l’oxygène, et débarrasser ainsi le fond de nos poumons de l’air vicié qui s’y est accumulé. Renouveler souvent cet exercice nous fera comprendre à quel point nous avons oublié de respirer. Eviter de manger en état de stress pour une bonne digestion. Se retirer dans un endroit  sombre et silencieux, dans un bâtiment fait de pierres naturelles, ou au milieu de la nature. Pratiquer l’ exercice qui consiste à ne plus penser, afin de vider  son esprit pour lui redonner son énergie. La dépression est un bug des pensées.  Une sorte d’embouteillage qui ne permet plus de gérer la circulation mentale. Si l’on ne sait pas comment pratiquer cet exercice on peut commencer par écouter sa propre respiration sans pour autant se concentrer sur elle. Seulement en étant attentif. On peut aussi fermer les yeux et regarder l’image sombre que constituent nos paupières. Comme par une volonté de faire un voyage intérieur en se mettant à l’écoute de ce qui nous compose. Nous allons finir par entendre nos pensées profondes, par saisir les images  que notre sensibilité retient de la vie quotidienne, et comprendre comment nous fonctionnons. Poser ce que nous sommes comme une question a nous-même. Nous positionner en spectateur de nos sentiments comme une personne extérieure,  nous aide à appréhender notre vécu de façon plus froide, et ce calme nous permet de surpasser ce qui nous paraissait  invivable avant.  Ce que nous devons savoir, c’est que notre état est des plus courants, et des plus banals. Celui qui souffre croit toujours que sa souffrance est unique, qu’il est seul à la vivre. Mais cela arrive à des milliers de gens tous les jours. Tout simplement parce que la vie est faite de ces choses. Nous n’avons pas d’autre solution que d’en sortir grandi, parce que notre perte ne blesserait que nous-même. Et ce que nous voulons, ce n’est pas mourir en plus d’avoir tant souffert,  mais tout simplement être heureux. La vie pose à tout le monde tôt ou tard une impasse, mais les impasses n’en sont que pour ceux qui ne sont pas du coin. Celui qui a sa maison au bout de l’impasse voit cette impasse comme une ouverture sur le monde.  Donc celui qui parvient à traverser sa souffrance est établi dans le droit d’exister. 

    L’exercice qui consiste à ne plus penser peut paraître difficile au début. On le pratique par courtes étapes, sans se fatiguer. Le premier jour on essaie, le second jour on réessaie. Le troisième jour on saisi quelque chose. On entend quelque chose. On voit une image qui traverse notre esprit. On se rend compte très vite que cette sorte de méditation nous a fait réellement du bien. Et on finit par marcher avec, parce que l’équilibre est retrouvé. Il s’agit simplement de retrouver son calme, d’être à l’écoute de soi et de prendre conscience que nous existons de façon secrète, de façon différente que celle dont nous nous percevons en surface. Très vite, nous allons prendre l’habitude d’agir et de réfléchir non comme des gens englués dans le feu de leurs émotions, mais comme des amis  de nous-même, attentifs et bienveillants.  Nous prendrons l’habitude de résister à la peur, de ne plus agir à chaud, et de se donner toujours un temps de réflexion suffisamment long pour que nos émotions aient le temps de s’estomper, avant de donner une réponse ou d’agir. Réfléchir, réfléchir et réfléchir encore, et surtout mesurer les conséquences de ce que nous allons faire, afin de préserver nos chances et celles de ceux que nous aimons. Chercher la solution ne donnera pas forcément la réponse, mais cela mettra en route les énergies créatrices de cette solution, qui viendra à nous lorsque nous serons totalement détendus. La méditation quelle que soit sa méthode, est une sorte de déviation qui permet à ceux qui cheminent d’arriver à destination en contournant l’embouteillage ou le morceau de route endommagé.

   L’exercice physique aussi permet de se sentir vivant. En faisant bouger son corps, on quitte la sphère des pensées et on le réintègre. Parce que c’est l’outil qui nous est donné pour agir dans le monde, nous lui devons le plus grand respect. Nous devons nous occuper de notre corps comme si c’était notre bébé. Si l’on est tombé en dépression par manque de sensation, il faut réagir rapidement car, comme tout autre objet, un corps non utilisé devient vite inutilisable. C’est pour cela qu’il est utile de se fixer des objectifs, au moins un par jour; de choses à faire, que l’on se pose comme un petit défi, qui nous rendra fier et heureux lorsque nous l’aurons accompli.  S’accrocher au matériel, au concret, permet de survivre à beaucoup de choses. Parce que la concentration que les actions nous demandent, nous empêche de trop penser. Nous en retirons le bonheur d’avoir réalisé quelque chose, et c’est du temps gagné sur nos gémissements.

  Soyons notre propre psy  en pratiquant l’auto-écoute et en éduquant notre corps, jour après jour, à vivre.

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