La sincérité facteur de paix et de bonne santé

Posté par lestrucsdanette le 12 avril 2015

    Même si il est parfois difficile  de dire ce que l’on pense, face au désintéressement, aux moqueries, aux critiques, à la peur, on gagne toujours au bout du compte à être vrai, si ce n’est pas pour les autres c’est pour nous. Dire ce que l’on pense , c’est toujours relatif, on ne peut en tirer de la fierté, quand on se connaît, quand on sait combien l’être  humain peut être fluctuant et fragile dans ses convictions, quand on sait qu’un coup de vent peut tout emporter. Mais dire la vérité de nos pensées et de nos actes est le devoir d’honnêteté de chacun. La vérité et la clarté d’une opinion ou d’une situation, permettent de décider de façon éclairée,  de moduler son comportement en connaissance de cause, sur des bases sûres, et d’avoir l’ esprit paisible.

     La sincérité, c’est le droit à l’information que nous devons à nos proches, à nos collègues, à nos fidèles, ou à nos citoyens, sur nos actions et nos pensées, dans la mesure où ces actions et ces pensées vont marquer leur quotidien. Le fait que ces gens-là doivent nous obéir, ne nous dispense en rien d’explications, qui  rendraient  le fardeau de leur soumission un peu moins lourd, et sûrement leur estime un peu plus grande. 

     La sincérité, c’est de ne pas tromper les autres sur l’image que nous leur donnons de nous, parce que même si nous pensons que nos actions personnelles ne les regardent en rien, leurs sentiments pour nous seront faussés autant que nous sommes faux. Et nous aurons du mal à obtenir des autres la sincérité que nous ne voulons pas leur donner. Il faut s’attendre à être abandonné le jour où nous déciderons enfin de leur dire cette vérité que nous leur cachons, et à pire si ils la découvrent seuls. Il vaudrait mieux la leur dire: même si nous risquons de payer le prix fort, notre demande de pardon pourrait paraître plus honnête, et plus recevable, et nous serons libéré.

     La sincérité envers nous-même aussi est un facteur de santé et de paix. Se mentir à soi-même c’est se diviser. La partie de nous qui ne peut mentir nous fera savoir tôt ou tard que l’équilibre est rompu, grâce à la douleur, à la dépression ou à la maladie. Il faut parfois entreprendre de se découvrir et de se connaître en profondeur pour savoir comment vivre en accord avec ce que nous sommes, et ce que nous voulons. La société nous offre un modèle de perfection qui n’est en réalité atteint par personne. Nous sommes pleins de nos maladies, de nos handicaps et de nos crimes, tous autant que nous sommes. La question n’est pas de faire son mea culpa, mais de sortir d’un état de vie où toutes les dissimulations que la société nous impose ou que nous nous imposons pour être accepté, nous entraînent dans la maladie. 

    Ce que les scientifique ne pourront jamais guérir, parce qu’il cherchent des médicament pour les effets et non pour les causes profondes.  C’est pour cela qu’une maladie vaincue ouvre la porte à une nouvelle maladie. C’est une nécessité pour la nature humaine d’exprimer ce qui la divise et d’alerter sur ce besoin de vérité, de sincérité, et de paix avec sa nature profonde. La nature humaine se sert de ce qu’elle a à sa portée. Une maladie ne peut plus lui servir, qu’à cela ne tienne elle en créera une autre. Jusqu’à ce que l’on comprenne qu’on ne peut vivre dans la peau de quelqu’un que l’on n’est pas.

     Personne n’est foncièrement menteur ou malhonnête. Cela s’apprend dès l’enfance par mimétisme auprès d’un entourage qui l’est, ou bien au cours d ‘occasions qui nous mettent dans une  situation de fuite. Mais personne n’est esclave du mensonge car chacun est libre de décider à tout moment, d’être et d’agir autrement.

    Comment passer du mensonge à la vérité, de la tromperie à l’honnêteté? 

     Si nous renonçons à certaines entreprises parce qu’elles paraissent effrayantes, il est nécessaire de les fractionner, de les rapetisser pour en venir à bout.  Un gros mensonge est souvent précédé de petits mensonges, qui se proposent à nous en allant crescendo, comme un hôte qui, voyant que nous avons aimé son plat,  nous demanderait d’en reprendre un peu plus. Jusqu’au jour où nous ne pouvons plus nous en dépêtrer! Ou comme une drogue qui nous rendrait dépendant: parce que nous n’avons jamais le courage d’arrêter cette fois-ci, nous continuons et la fois d’après, la décision est toujours plus difficile à prendre, jusqu’au découragement  tacite qui  fait de nous des perdants actifs.

   Il n’est pas nécessaire d’ être fort,  battant ou courageux, pour venir à bout d’un tel état. Il faut seulement être présent. Tout ce qui est grand dans l’univers a son égal en petit, comme par un effet de loupe. Il me suffit donc pour corriger une chose donnée, de trouver son écho dans sa plus petite expression, et de  corriger celui-ci.  Prenons l’exemple d’une  discussion: je viens de dire ce petit mensonge sur un détail, ce n’est pas grave, je ne l’ai pas fais exprès, je n’ai pas voulu mentir. Et d’ailleurs ce n’est pas un mensonge mais seulement une erreur. Mais je l’ai faite. Et elle ne reflète pas la vérité. Je rectifie ce détail  et je dis à mon interlocuteur que je me suis trompée. Il me sera peut-être reconnaissant pour mon effort, d’abord parce qu’il se sentira respecté, puis il se reconnaîtra lui-même, et finira par aimer  ma présence car la sincérité est toujours aussi rare que touchante.  Si mon interlocuteur m’accuse d’avoir voulu lui mentir, j’aurais pour moi le bien-être que procure le désir d’être vrai, qui me fait mon propre ami et m’apporte un sentiment de sérénité qui harmonise ma santé. Je constate qu’en veillant à corriger mes minuscules erreurs sur les détails de mes discussions, de mes lectures, et mes tout petits  mensonges,  ces situations malaisées où j’étais obligée de mentir effrontément ne se produisent plus!  Je n’ai pas eu pourtant a faire de gros efforts.

   Avant je mentais pour me protéger, maintenant, je constate que la vérité me protège, et de plus en plus,  comme si elle était devenue une amie physiquement présente à mes côté pour me soutenir. J’ai confiance en la vérité! C’est un sentiment fort, vrai et entier  qui me porte, parce qu’il n’y a pas de rupture entre la conscience et l’esprit de quelqu’un qui tend à être vrai. On y prend goût, parce qu’on se sent de mieux en mieux.

   C’est pour cela que lorsque je suis malade, je cherche au fond de moi ce qui me désunit, ce qui me brise. Même si mon déséquilibre s’alimente des microbes ou des maladies de passage,  je sais que le vrai motif est en moi. Il me suffira la plupart du temps de trouver le désaccord qui me ronge, pour que mon corps puisse réunir et utiliser à nouveau ses forces vitales et me redonner la santé.

Une idée du bien-être retrouvé?

http://photos.linternaute.com/p-au-dessus-de-l-ocean-1689060#1291-2

   

Publié dans Reflexion | Pas de Commentaire »

1...1415161718...31
 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus